Bio et vin bio : un peu d’histoire

L’agriculture biologique arrive en France dans les années 60, alors même que l’agriculture intensive connait une réussite considérable.

Ce lancement est dû à l’AFAB, l’Assocation Française pour l’Agriculture Biologique, qui voit le jour en 1962. Mais ce n’est que dans les années 1980 que la France prend ses dispositions pour accueillir cette nouvelle agriculture. On voit ainsi apparaitre les premiers décrets et les premières lois pour la création de cahiers des charges (loi d’orientation agricole du 4 juillet 1980 et décret du 10 mars 1981 : définition des conditions d’homologation des cahiers des charges et substances pouvant être utilisées dans la production, la conservation et la transformation des produits agricoles dits biologiques).

En 1991, c’est la Communauté Européenne elle-même qui considère officiellement l’agriculture biologique, avec le règlement CEE n°2092, suivi en août 1999, de règles relatives à la production, l’étiquetage et l’inspection en matière d’élevage (Règlement n°1804/1999).

Depuis, l’agriculture biologique tend à progresser. On le voit au nombre de viticulteurs déclarés comme pratiquant l’agriculture biologique, qui a augmenté de plus de 16% en 2007. Ce chiffre représente 2,60% du vignoble français, soit 1 907 viticulteurs spécialisés en agriculture biologique.

Le vin bio existe-t-il ?

Pas directement. Cependant, sur le marché, on peut trouver des vins produits à partir de raisins issus de l’agriculture biologique.

Cette agriculture biologique se veut respectueuse de la terre, des produits qui en sortent et du consommateur. Ceci dans la promesse d’une alimentation saine, respectueuse du terroir.

Élaboration d’un vin bio

Le cahier des charges de l’agriculture biologique interdit catégoriquement l’utilisation d’engrais, de produits phytosanitaires de synthèses et de produits chimiques (comme les pesticides, fongicides, engrais, insecticides …). Le vigneron qui déclare son vin comme étant bio se doit de renforcer au maximum les défenses naturelles de la vigne. Ainsi, il peut limiter ses traitements chimiques.

Cependant, comme toutes les plantes, les vignes peuvent être atteintes de maladies (mildiou et oïdium pour les plus fréquentes). Dans ce cas, les traitements au soufre et à la bouille bordelaise (basée de cuivre) sont les plus souvent utilisés.

S’engager dans l’agriculture biologique est un fait, être patient pour laisser pousser ses productions en est un autre. C’est pour cette raison que produire un vin bio demande plus de temps par rapport à une agriculture conventionnelle, et implique 20 à 30% de main d’œuvre supplémentaire.

Pour se faire certifier « biologique« , 3 ans minimum sont nécessaires. Durant cette période, le vigneron doit respecter la réglementation en vigueur. Il est suivi par l’organisme de certification qui vérifie et qui s’assure de la bonne tenue de cette réglementation. Cependant le vin qui sera produit de ces premières cultures dites « bio » ne sera pas encore considéré comme étant « bio« , et ce, tant que le vigneron ne sera pas certifié.

Le vigneron qui certifie ses vignes comme étant bio n’a pas plus de contraintes qu’un vigneron traditionnel : on lui autorise les mêmes doses de soufre et de levures exogènes par exemple. Penser que le vin bio n’est pas exposé au soufre est donc une erreur. Cependant, tout bon vigneron bio qui se respecte tient à utiliser le moins de produits chimiques possibles sur ses cultures. Il est très vigilant à faire pousser ses vignes de la manière la plus naturelle qui soit. Certaines ont adhéré à la charte de la FNIVAB, qui établit les règles de transformations des raisins bio en vin au cours de la vinification, de l’élevage et du conditionnement.

Vin bio : certifications et labels

Les vignobles sont contrôlés, au nom des pouvoirs publics, par les organismes de certification. Ceux-ci valident ou non le respect de la réglementation française et européenne concernant le bio.
Créé en 1991, ECOCERT est l’organisme le plus connu : il effectue 70% des contrôles en entreprises de production et de transformation bio en France, et 30% dans le monde. La majorité des vins bio sont certifiés par Ecocert.

Le Label « AB » appartient au Ministère de l’Agriculture : il garantit qu’au moins 95% de l’aliment est issu du mode de production biologique, et qu’il ne comporte ni colorant chimique, ni arôme artificiel, ni additifs de synthèse, ni agent de conservation chimique. La non-irradiation est également garantie. Trouver ce label sur tous les vins bio n’est pas systématique, certains précisent uniquement : »vin issu de raisins de l’agriculture biologique, certifié par Ecocert« .

En dehors de ce label et des certifications bio, des organismes privés ont créé leurs cahiers des charges et leur propre label. Par exemple Demeter, qui certifie une viticulture en biodynamie et une vinification avec peu de soufre. Ainsi que TERRA VITIS, qui garantie une agriculture raisonnée suivant un cahier des charges précis.

Petites histoires

  • L’AOC concrétise la notion de terroir

La notion d’AOC est fondée sur l’association d’un territoire, d’un ou de plusieurs cépages et d’un savoir-faire. Cette association originale attribue aux vins des caractéristiques non reproductibles ailleurs car non transportables sur un autre site. Pour cela, le vigneron doit être au service de son terroir, et le choix du cépage doit renforcer l’expression au travers du vin, comme celui des pratiques œnologiques.

  • Les vins de la vallée du Rhône

Le Rhône abreuve les coteaux abrupts du Nord, et roule les galets du Sud. De Vienne aux deltas de Camargue, il charrie mille saveurs et plus de 25 variétés de cépages.  Au Nord de Valence, les vignes Syrah gardent une main de maître sur les vins rouges de Côte-Rôtie, Cornas, Hermitage. Et en vin blanc, Le Viognier, signe l’exceptionnel Condrieu. Le sud et ses nombreux villages jonglent avec le Grenach des trois couleurs et une multitude de raisins méditerranéens. Remplis de soleil, les vins du Rhône révèlent le fruit mûr dans une texture veloutée et gracieuse.

  • Bourgogne 

Histoire :

Lorsque les romains envahirent la région Bourgogne, la production de vins portant le même nom débuta. Plus tard, lors du 6ème siècle, un roi offrit tous ses vignobles à l’Eglise. Et quand vint la Révolution, la majorité des meilleurs vins de Bourgogne étaient produits dans les monastères.

La Révolution en région Bourgogne conduisit à la confiscation des vignobles à l’Eglise par la République. C’est depuis cette époque que les vignes furent fragmentées et morcelées, pour mener à ce que l’on connait maintenant. Car encore aujourd’hui, les petites parcelles de vignes continuent à dominer.

Les terroirs :

En région Bourgogne, le vignoble constitue une immense mosaïque faite de petites parcelles de vignes souvent fermées par de petits murs en pierres. La particularité de chaque vin de Bourgogne vient de la composition complexe du sol de la région, qui diffère selon la profondeur, l’altitude et l’exposition au soleil. Ces facteurs divers donnent au vin son caractère et ses saveurs particulières, aux nuances aromatiques.

En Bourgogne, six grands terroirs sont très reconnus : le Chablis, la Côte de Nuits, la Côte de Beaune, la Côte Chalonnaise, le Mâconnais et le Pouilly-sur-Loire.

  • Vins de LOIRE

Histoire :

La Vallée de la Loire disposait déjà des vignes sur ses terres lorsque les Romains envahirent la région. Toutefois, le vin n’était pas encore exploité. Selon la légende, le premier vin de la région fut produit par Saint Martin, en 380. Par la suite, la production du vin s’étendit très rapidement. Les vignerons séparèrent les espaces pour les productions de vins blancs et de vins rouges : les deux berges de la Loire pour le vin blanc, et le haut des collines pour le vin rouge. Comme en région Bourgogne, les monastères produisaient les meilleurs vins. Toute la région Loire doit le développement de ses productions de vins aux moines qui y ont largement participé.

De Chalonnes-sur-Loire à Sully-sur-Loire, le Val de Loire est inscrit au Patrimoine Mondial par l’UNESCO. Ce paysage culturel extraordinaire révèle un échange complémentaire entre les hommes et leur environnement sur 2 000 années d’histoire. Le Val de Loire constitue une région de terroirs variés par excellence.
Avec la diversité de ses sols, de ses reliefs et de ses orientations, la région Loire permet aux vignobles de s’épanouir. Ces différents facteurs contribuent à la grande variété de vins bien que produits à partir des mêmes cépages.
Ces grands vignobles et la richesse de cette viticulture mènent les épicuriens exigeants à découvrir ces différents terroirs. L’influence des facteurs naturels est omniprésente sur la structure et sur l’arôme des vins, pour le plus grand bonheur des amateurs et experts de bons vins.

Caves à vin :

VINOSAFE :

Acteur de longue date dans le domaine des Caves à vin et armoires à vin haut de gamme, Vinosafe est reconnu mondialement pour ses produits de grande qualité et son expertise reconnue dans la conservation du vin.

Basé en Alsace sur la fameuse route du vin, Vinosafe a conservé une culture d’artisan et maîtrise ses technologies de A à Z afin de vous proposer des produits à la fabrication soignée, pour que vos vins soient conservés parfaitement dans les meilleures conditions.